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 Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.

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Abigail Miller
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MessageSujet: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Dim 12 Juin - 14:40

Abigail Miller

Lorsqu'on condamne un rebelle à mort, c'est tout un clan qu'il faut savoir faire disparaître pour avoir la paix dans le pays


Fiche Récapitulative de KARMA
NOM = Miller
PRENOM = Abigail
ÂGE = 35 ans
LIEU DE NAISSANCE = Salle des naissances
STATUT SOCIAL = Commandant des cavaliers et intructeur à l'académie militaire
ZONE D'HABITATION = Safezone
MÉTIER = Milicienne
ORIENTATION SEXUELLE = Hétérosexuelle
DON/MALEDICTION = Poséidon
GROUPE = Cavaliers

Faits IMPORTANT
... dont Karma n'a pas dans ses fichiers
Que voulez-vous savoir à mon sujet que vous ne savez pas déjà?  Ai-je vraiment besoin de me décrire? Et puis, tant pis si c’est ce que vous voulez.
Je crois qu’il est important de mentionner que je ne suis plus la même personne depuis 3 ans. Avant, j’avais une certaine joie de vivre qui faisait en sorte que je prenais toujours la vie à la légère avec un brin d’humour ici et là. J’avais une fougue dans mes yeux, une dextérité dans mes mains, une rébellion dans mon âme. J’étais vivante. Soit, je n’étais pas une commandante parfaite en raison de mes nombreux défauts qui contraignaient l’autorité de mes supérieurs, mais j’étais un soldat hors pair lorsqu’on me donnait la chance de rejoindre mon trio. J’aimais taquiner mes soldats, leur montrer qu’il y a une façon de voir la vie au sein de la milice avec un autre œil qu’un regard dur et impartial. J’étais un commandant qui prenait le temps de s’amuser avec ses soldats et qui trouvait toujours le bon mot pour rehausser le moral de mon équipe. Or, depuis la mort de mon mari, je suis devenue tout le contraire de ce que j’étais avant, et ce sans m’en rendre compte. Je ne vis maintenant que pour obéir et donner des ordres, et ce dans la plus grande platitude. Je ne ris plus, ne fait plus aucune activité en dehors de mes entrainements et je ne vis plus. Non, je ne suis qu’une machine programmée pour commander une équipe que j’ai peine à former tant que j’ai de hautes exigences. Inconsciemment, je rêve du jour que je pourrai rire à nouveau en dehors de ces rares moments de folie avec ma meilleure amie. Inconsciemment, je rêve de cet avenir lointain où je pourrai dormir aux côtés d’un homme sans voir le fantôme d’Alex dans ses yeux. Inconsciemment, je rêve du jour où je serai moi à nouveau.


_________________


Dernière édition par Abigail Miller le Ven 17 Juin - 11:48, édité 4 fois
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Abigail Miller
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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Lun 13 Juin - 2:15


My true story

L'innocence sauve du désespoir



Cette innocence
qui était mienne
...on me l’a volé à coups de poing


Dans mon enfance, je me suis toujours posé des questions sur la façon dont KARMA créait les nouveaux humains, même si je tentais d'assouvir ma soif de connaissances à l'école ou en posant d’innombrables questions à mes parents adoptifs, certaines questions restaient sans réponses à mes yeux.. À l’école, on nous apprennait seulement les grandes lignes qui ont mené à la fin du monde moderne, sans plus ni moins. Nous n’avons pas intérêt à poser des questions sur la façon dont KARMA créait les dons, ou même comment elle pouvait choisir les nouveaux humains car on se voyait directement envoyé chez le directeur. J’ai rapidement appris à me méfier des adultes, et je suis devenue une enfant modèle pour cette raison. Enfin, modèle devant les caméras, mes parents et les professeurs. En dehors de cela, j’étais une vraie rebelle. Les vestiges de cette vérité que j'ai toujours cherché sont enfouis dans le bas-fond de la Citadelle, tout près de la salle des naissances et l’accès y est formellement interdit. Il y a certaines rumeurs comme quoi cette pièce conserverait des centaines de livres interdis, sans que je puisse mettre la main sur le contenu de ceux-ci. Je doute que cela contienne des informations sur l'histoire de notre peuple car celle-ci se retrouve dans notre grande bibliothèque. Non, je soupçonnais qu'il se cachait dans cette salle interdite des secrets beaucoup plus grands que de simples faits historiques. Et qui dit chose interdite qui chose attrayante pour une adolescente en rébellion. J’ai toujours dévié des autres enfants de mon âge, et une fois l’adolescence à mes portes, j’ai décidé de voler de mes propres ailes malgré la dictature sous laquelle nous vivions. J’étais celle qui allait voler de la nourriture et du moonshine pour mes amis, qui apportait le tout à l’amphithéâtre pour que nous puissions fêter une partie de la nuit. J’étais la téméraire, celle qui n’avait pas froid aux yeux et qui ne refusait jamais un défi. Enfin, ça c’était auprès de mes amis, dont ma meilleure amie Molly. La soif d’aventure et ma curiosité m’avait poussé dès mon très jeune âge à explorer les recoins de la Safezone, allant même jusqu’à sortir du champ de force pour aller visiter le monde extérieur en empruntant les souterrains. Afin de passer inaperçue au sein de la société qui était alors peu enclin tant qu’à mes choix de passe-temps, je me forçais pour avoir des scores parfaits à l’école afin que je sois reconnue comme étant un enfant modèle et que mes sorties de la ville passent inaperçues.

J’avais 18 ans lorsque je décidai d’aller visiter la salle des secrets en-dessous de la Citadelle. Cette soirée-là, je parlai de mon plan à ma sœur Emily, et évidemment celle-ci tenta de me dissuader en m’expliquant que je serais tuée sur le champs si jamais ne je me faisais prendre par la milice. Bien entendu, me croyant au-dessus de nos lois, je suis partie sans me douter que cette décision allait affecter ma vie tout entière. Simplement armée d’une lampe frontale et de ma volonté, je quittai ma demeure la tête haute en espérant trouver les réponses aux nombreuses questions que j’avais concernant notre race. Je réussis à esquiver les gardes et à brouiller les caméras de surveillance en y plaçant une bulle d’eau devant celles-ci grâce à mon don. À l’époque, je ne savais pas comment maîtriser mon don de façon efficace, mais j’avais réussi à en exploiter certains éléments. Étrangement, j’arrivai sans embrouilles à la salle en question. J’y entre, étonnée que la porte ne soit ni verrouillée ni surveillée par un garde. Ce que j’y trouve à l’intérieur me laisse de glace pendant quelques secondes (je ne peux pas vous dire ce que j’y ai vu étant donné que c’est un secret que je dois garder si je veux éviter un véritable exil) avant de m’émerveiller devant les connaissances qui s’étalaient devant moi. Après plusieurs heures à fouiller dans les différents livres, je me suis endormi, inconsciente qu’on me surveillait depuis déjà un certain moment. À mon réveil, je réalisai que j’étais attachée par les mains sur une chaise dans la salle du Conseil. Devant moi se trouvait le grand commandant de la Milice ainsi que l’hologramme de KARMA, que je voyais alors pour la première fois de ma vie. À cet instant, je cru que ma vie allait s’arrêter là : j’allais probablement être tuée sur place. Je fronçai les sourcils pour les observer alors qu’ils semblaient discuter de façon enflammée. Enfin, le commandant semblait enflammé face à un hologramme impartial. Lorsque celle-ci posa ses yeux sur moi, je sentis mon cœur s’arrêter et mes muscles devenir soudainement mous. Je tentai de garder un contact visuel avec elle, tout en respirant de façon saccadée sous la pression. Je finis par détourner mes yeux pour les poser sur ceux plus humains du commandant. Celui-ci semblait irrité, et je le comprenais. Je serais moi-même irritée d’avoir à gérer avec un enfant dans mon genre. Lorsque KARMA commença à parler, des frissons me parcourent et je me trouvai muette pour les prochaines minutes, incapable de placer un mot devant l’autre ni même de penser correctement.

- Je me demandais bien lorsque tu oserais pénétrer dans cette salle. Je t’observe depuis quelques années déjà, mais je n’aurais jamais imaginé que tu parviendrais au bout de cette idée. Je voyais beaucoup de potentiel en toi malgré ton sens de l'irresponsabilité…Et voilà ce que tu en fais…

KARMA fait signe au commandant de continuer. Celui-ci s’approche de moi en croisant les bras.

- En raison de ton insolence, nous nous voyons dans l’obligation de prononcer une sentence. Après y avoir réfléchit, nous avons alors décidé…


Je sens ma tête tournée à ses mots, incapable de respirer sous l’effet du suspense. Qu’est-ce qui pourrait être pire que la peine de mort ? Je crois que je pourrais supporter n’importe quel châtiment qu’ils pourraient m’infliger, tant que ce n’est pas un…

- …Que tu devras servir la milice jusqu’à ta retraite.

…Service obligatoire… En quelques secondes à peine, le monde sembla s’écrouler devant moi. C’était impossible, je ne pouvais pas servir au sein de la milice pour les dizaines d’années à venir…C’était un véritable cauchemar. Mes yeux s’ouvrirent grandement, et j’échappai

- Non !

Le commandant me regarda en arquant un sourcil. Il s’approcha de moi pour me chuchoter à l’oreille

- On peut toujours revenir sur notre décision si tu veux…Compte toi chanceuse que KARMA s’intéresse autant à ton cas.

Et c’est ainsi que le lendemain, je poussais les grandes portes de l’Académie, munie d’une simple valise de linge. Pinçant les lèvres, j’empruntai le chemin jusqu’à ma nouvelle chambre (après quelques explications pour me situer dans l’école) et je lançai ma valise sur le seul lit vide du dortoir. Quelques filles m’observaient d’un regard mauvais, et je retournai ce regard dans leur direction pour qu’elles me laissent tranquille. Ce soir-là, je m’endormis dans un mélange d’émotions entre la colère, la déception et l’ironie.

Mes premières semaines à l’Académie furent pénibles. Mon manque de discipline et mon caractère rebelle m’avait attiré plusieurs soucis, dont l’isolement social qui pesait sur moi après moins d’un mois dans cet enfer. Il vint un moment que j’en eut assez de cette oppression, et je rouspétai devant un chef. Celui-ci m’envoya pourrir dans une cellule d’isolement pour une semaine. Sincèrement, je ne sais pas si c’est vraiment une Académie ou une prison mais à l'époque j'y voyais un mélange des deux. Alors que je végétais dans ma cellule, j’entendis des bruits de pas qui semblaient se diriger vers moi. Je vis deux têtes apparaître à travers les barreaux de ma cellule, et je les regardai d’un œil noir.

- Salut! Moi c’est Alex! Et lui c’est Seth.

Depuis une semaine, j’avais eu le droit à la visite de quelques étudiants qui étaient venus se moquer de moi. J’étais donc habituée aux remarques inutiles et donc je ne portai pas attention aux deux jeunes hommes en face de moi. Or, Alex ne cessait de sourire alors que Seth semblait refermé. Le sourire d’Alex était en soit très déconcertant. Le jeune homme du nom de Seth décida de prendre la parole pour rompre le silence qui venait de s’installer entre nous.

- Tu devrais vraiment apprendre à te contrôler si tu veux survivre ici…

Je vis Alex se tourner vers Seth pour lui donner un petit coup sur l’épaule.

- Ah, pardonne Seth il ne sait comment être gentil. Ce qu’il veut dire, c’est qu’on peut t’aider à survivre à l’Académie, mais tu vas devoir nous écouter et cesser de faire ta tête de mule!

Le sourire d’Alex toujours aussi déconcertant, je me suis alors approchée d’eux en haussant un sourcil. Je ne savais pas ce que ses gars dégageaient, mais je me sentis attirée par l’énergie qui régnait entre eux-d ’eux. Une certaine complicité que j’étais incapable de cerner.

- Si vous m’aidez, vous allez être renie par les autres… Personne ne me supporte ici…

Cette fois-ci, c’est Seth qui sourit. Un demi-sourire complice qui en disait long.

- Ne t’inquiètes pas pour nous, on ait déjà seuls.

Je posai mes yeux sur Seth, me demandant ce qui pouvait bien se tramer dans sa tête. J’acceptai néanmoins leur proposition, et je sortis de la cellule d’isolement la journée suivante. Cette même journée, je passai mes heures libres à suivre les deux jeunes hommes comme un fantôme, découvrant petit à petit qu’ils étaient effectivement seuls dans cet univers ; ils étaient l’élite de l’Académie. Deux jeunes hommes qui avaient excellé dans toutes les catégories depuis leur arrivée, et ils avaient décidé de me prendre comme protégé. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi ils décidèrent d’agir ainsi, mais à partir de ce moment je devins aussi discrète que leur ombre et je commençai tranquillement à comprendre comment agir pour ne pas m’attirer de soucis. Nous devins le trio hors-pair de l’Académie, et en graduant nous furent muter dans une division de la Milice sans être séparés. Étant donné que nous avions une certaine réputation et une efficacité hors du commun lorsque nous étions ensemble, le chef de division décida de nous muter dans la même section et nous continuèrent d’agir avec la plus grande efficacité durant quelques années. Il vint un moment où je commençai à développer des sentiments pour Alex, et comme la nature de l’homme est d’aimer, nous devint un couple inséparable en dehors de nos missions.


Si j’avais su que je te perdrais, je t’aurais dit je t’aime plus souvent
L'absence d'un être aimé est une injustice sans nom. Un vide qui fait perdre à la vie tout son sens.


Lorsque nos 30 ans sonnèrent à nos portes, nous primes une décision importante qui se voulait être un tournant important dans notre couple. Nous avons mis notre nom sur la liste d’adoption. Cela faisait déjà quelques mois que nous avions mis notre nom, et nous vivions en parfaite harmonie dans notre nouvelle demeure. Jusqu’à ce que notre chef de division nous contacte pour nous aviser qu’il y avait eu des turbulences au niveau de l’aéroport. D’après leurs informations, un nid d’infectés ce serait formé au sein de l’aéroport et nous avions comme mission d’aller purifier le chemin. Alex, Seth et moi-même furent chargés de mener le peloton sur place, et de diriger la mission.

Notre chef ne nous donna pas vraiment d’informations, et nous quittâmes le 30 octobre 2085 sous un ciel nuageux à la recherche du nid d’infectés. Nous étions 30 à traverser les souterrains ce soir-là, alors inconscients du grave danger qui guettait sur nos épaules à cet instant.  (Étant donné que les cavaliers étaient en mission, nous n’avons pas pu avoir leur support à ce moment-là) Nous n’avons eu aucune directive concernant le nombre d’infectés, ni la location exacte du nid à l’aéroport. Tout ce que nous savions, c’est qu’un de nos éclaireurs avait repéré quelques groupes d’infectés dans cette région depuis quelques semaines et ceux-ci semblaient grandir de plus en plus. Notre chef ayant pris peur, il avait décidé d’envoyer une équipe d’éclairage dans le but de défaire le nid avant même qu’il ait le temps de grossir davantage. La nuit était sombre et humide malgré le temps avancé de l’année et je frissonne sous ma veste de combat. Lorsque nous quittâmes les souterrains pour retrouver la surface, je dus plisser les yeux pour distinguer les reliefs étant donné que la lune était cachée derrière d’épais nuages gris. Pour ma part, ce type de température est favorable pour mon don mais je sais que cela ne faisait pas le plaisir de tous mes soldats. Nous arrivâmes rapidement à l’endroit que l’éclaireur avait indiqué, et nous trouvâmes devant une région déserte et complètement dévastée de l’aéroport. En dehors de quelques débris de métaux sur la passerelle extérieur, il ne semblait pas avoir âme qui vive. Avoir une mûre réflexion, nous décidâmes de diviser le peloton en sections afin de rendre notre recherche plus efficace. Notre trio prit un chemin différent, préférant laisser nos chefs de section diriger leurs équipes. Nous entrâmes dans une partie plus éloignée de la bâtisse principale, s’éloignant de plus en plus de la faible lueur extérieure. Avant d’allumer ma lampe, je posai un bisou sur les lèvres de mon mari tout en lui faisant un clin d’œil. Je n’avais alors aucune idée que ce serait la dernière fois que j’allais déposer mes belles lèvres contre les siennes. Nous marchâmes durant un long moment, avant d’entendre des bruits de verre cassé. Nous nous arrêtâmes pour écouter, et les grognements nous confirmèrent qu’il s’agissait d’infectés. Nous étions alors dans le sous-sol de la bâtisse principale, et les marches se situaient tout de même loin de notre position actuelle.

Alex tenta de s’approcher d’avantage, et en raison de la noirceur, il ne vit pas le trou dans le plancher. Son pied s’y enfonça, et il émit un cri aigu qui attira l’attention des infectés. Même s’ils étaient à une distance raisonnable, cela ne prendrait pas une éternité avant qu’ils arrivent à nous. Seth se plaça devant Alex afin de l’aider à se déprendre, mais il jura à plusieurs reprises en réalisant que le pied d’Alex s’était enfoncé profondément. Alex nous signifia que son pied était surement transpercé par quelque chose en métal car il souffrait énormément et qu’il pouvait sentir un corps étranger dans son membre. Tout se passa très vite par la suite. Prenant l’ampleur de la situation, je me plaçai devant mes coéquipiers et me concentrai afin d’appeler mon élément. En quelques secondes seulement, de l’eau commença à se former en avant de nous, créant un mur d’eau que je cristallisai en glace pour empêcher les infectés d’approcher. Je me retournai pour me pencher vers Alex, le cœur au bord des lèvres. Je n’ai pas besoin d’explications. J’étais en grosses sueurs due à l’effort que je venais de faire pour créer le mur. Bien que j’aie un puissant don, celui-ci m’épuise rapidement.

- Cela ne pourra pas les retenir bien longtemps. Sais-tu comment on pourrait te tirer d’ici ?

Les infectés commencèrent à tambouriner sur le mur de glace, ce qui créa un bruit d’enfer qui se répercuta sur les murs de la bâtisse. Ce bruit risquait d’attirer d’avantage d’infectés dans notre direction et ce n’est pas une bonne chose. Je tente de ne pas me focusser sur les dizaines d’infectés qui se rassemblent rapidement ni au fait que mon mur semble fondre tranquillement déjà due à leur chaleur corporelle. Alex, tremblant comme une feuille et grimaçant de douleur, réussit à me sourire malgré son visage limpide.

- Ça va mon amour, tu sais très bien qu’il n’y a rien à faire.

Alex déposa son regard sur la meute qui se débattait alors contre mon mur de glace. Son expression passe de la tristesse, à la déception, à la colère en quelques secondes. Il savait qu’il allait mourir ici, et il devait s’y faire à l’idée.

- Tu ne seras jamais capable de reconstruire un deuxième mur. Si vous restez, le bruit va attirer d’autres infectés et nous seront pris entre deux vagues d’infectés s’ils réussissent à descendre les escaliers. Vous devez partir et avertir les autres sections de battre en retraite. Le nid est beaucoup trop imposant pour le peu de soldats que nous avons présentement.

Mes yeux se remplirent de larmes alors que je tentai de tirer sur le bras d’Alex pour le déprendre. Celui-ci cria de douleur, et je criai des « non » répétitifs en lâchant prise. Je m’effondrai à ses côtés, incapable de reprendre mes esprits. Je murmurai rapidement des mots incompréhensibles sur l’injustice de mon sort, déchirée en mille morceaux par la vérité qui s’abattais sur moi. Je pouvais entendre Seth appeler les sections afin de leur dire de battre en retraite, mais j’étais incapable de faire quoi que ce soit en dehors de m’accrocher au dos d’Alex. Je déposai ma joue contre son épaule tremblante et lui promettant que j’allais rester avec lui et que je ne le quitterai pas. Alors que mon mur faiblissait de plus en plus, je sentis la main de Seth se poser sur mon épaule. Je la repoussai violemment en lui criant de ne pas me toucher et revient me positionner en arrière de mon mari. J’entendis Alex crier à Seth de me forcer à partir, mais je ne compris pas ses paroles.

- Seth, fait la sortir d’ici avant qu’on meure tous les trois. Je vais les faire exploser ses enfoirés, mais hors de question qu’elle meurt elle aussi.

C’est ainsi que Seth me prit sur son dos malgré mes protestations et mes cris. Il ne traina rapidement à l’extérieur sans que je cesse de lui marteler les épaules de mes poings. Lorsque nous furent assez loin, Seth cria à Alex à travers son walkie-talkie qu’il pouvait le faire. Quelques secondes plus tard, une détonation fit vibrer le sol et une partie de la bâtisse principale s’écroula. Je criai de toutes mes forces jusqu’à m’époumoner et perdre la voix. À force de crier, je finis par m’évanouir.

Je me réveillai uniquement quelques heures plus tard, étendue dans mon lit trop froid et vide pour moi. Je pouvais sentir une pression contre ma jambe droite et je réalisai que Seth s’était endormi à mes côtés. Ses bras reposaient sur le lit alors qu’il était assis sur une de mes chaises de cuisine. Je le regardai, respirant calmement à mes côtés. Mon cerveau semblait embrouillé, et je fermai les yeux pour me rappeler ce qui venait de se passer. Dès que les images de l’explosion revinrent à mon esprit, je sentis mon cœur s’écraser dans ma poitrine et je me relevai brusquement pour me balancer avec mes jambes en pleurant tous les larmes de mon cœur. Cela faisait si mal, cela semblait si irréaliste. Seth se réveilla en sursauts, me prenant immédiatement dans ses bras pour tenter de me consoler. Je le laissai faire, même si sa présence m’irritait légèrement. J’aurais tout donné pour donner ma vie contre celle d’Alex. Il avait toujours été destiné à de plus grandes choses que moi, et c’est lui qui devait se sacrifier pour me sauver la vie. Et dire que Seth… Je me levai, crispant la mâchoire à travers mes larmes

- T’aurais dû me laisser là-bas avec lui

Seth fronça des sourcils, les lèvres pincées. Je pouvais bien voir que cela n’avait pas été facile de prendre cette décision et qu’il regrettait la mort d’Alex autant que moi. Mais à cet instant, je ne pouvais voir à quel point je le blessais avec mes paroles.

- C’est de ta faute s’il est mort! Tu l’as abandonné! J’aurais préféré mourir avec lui que de le laisser seul!

Ma lèvre inférieure tremblait alors que je tentais de contrôler mes larmes. Je tanguais dangereusement entre le désespoir et la colère. Remettre la faute sur quelqu’un d’autre, c’est tellement plus facile que de s’avouer vaincu. Seth se leva à son tour, semblant blessé par mes paroles. Je me reculai de quelques pas alors qu’il continuait de s’avancer vers moi. Je finis par m’appuyer contre le mur alors qu’il me parlait d’une voix sèche et dépourvue d’émotions (enfin, c’est ce que je croyais à l’époque)

- Tu dis n’importe quoi, tu sais très bien qu’il n’aurait jamais accepté que tu te laisses mourir

Et il frappa dans le mur juste au-dessus de ma tête. Je fermai les yeux alors que je sentais l’impact tout près de mon oreille. Il quitta la chambre alors qu’une puissante colère s’emparait de moi. Je recommençai à crier en m’époumonant, me prenant le ventre à deux mains en tombant par terre. J’entendis la porte de claquer alors que je fondais une fois de plus en larmes, déchirée de tout mon être. Ça faisait mal, terriblement mal.

Une fois que Seth quitta la maison, je me sentis plus seule que jamais. Même au fond de ma cellule d’isolement, je savais que je n’étais pas vraiment seule. Je savais qu’en sortant une semaine plus tard, j’allais rejoindre les gens de l’Académie. Mais ainsi effondrée sur le sol de ma chambre, je ne pouvais voir autrement. J’étais seule, vidée de mon bonheur, de mon amitié, de mon amour, de ma vie. Je pleurai pendant un long moment, jusqu’à en avoir mal au cœur. J’allai m’installer près de la toilette, toujours en pleurs. Je crois que je m’endormis accotée sur la bol de toilette ce soir-là. Enfin, le mois suivant la mort d’Alex est encore flou pour moi-même après les années qui ont passées. Je me levais le matin avec un terrible poids sur mes épaules, je ne mangeais presque pas, je me recouchais très tôt en faisant des cauchemars une bonne partie de la nuit. Je fus ainsi pour plusieurs semaines, perdant près de 30 livres dû à mon manque d’alimentation. Mes supérieurs étaient inquiets, mais je refusais de répondre à leurs questions ni de voir un psychologue. Seth n’était jamais revenu me voir, je devais l’avoir blessé au point qu’il préférait ne plus jamais me recroiser et cela m’en était égal à ce moment. Je savais que j’avais tout perdu, et je ne souhaitais qu’une seule chose : m’endormir et je plus jamais me réveiller. Je pouvais sentir les mains d’Alex autour de moi parfois dans la nuit, avant de me réveiller en sursauts en réalisant qu’il n’y était plus. Un soir, alors que je fixais mon verre d’eau assise dans la cuisine, quelqu’un ouvra la porte de mon entrée en faisant un énorme vacarme. Je regardai Molly entrer en claquant des mains, confuse et surprise de la voir après toutes ses années. Depuis l’Académie, nous n’avions pas vraiment gardé contact en dehors de quelques paroles ici et là aux bureaux de la milice ou elle travaillait comme agente administrative. Elle me regarda avec un regard meurtrier, avant de claquer sur la table. Le bruit me fit sursauter et je plissai les yeux alors qu’elle me parlait d’une voix autoritaire

- T’as vu ta tête? Tu ressembles à un cadavre! Ça fait combien de jours que tu n’as pas mangé et que tu t’es pas lavé?

Je fais un simple mouvement d’épaules en guise de réponse. Elle fronce les sourcils en plissant les lèvres.

- Tu n’es pas croyable. J’appelle ta mère tantôt pour prendre de tes nouvelles et j’apprends que t’as pas quitté ta maison depuis  3 semaines et demies. Qui plus est, j’apprends qu’Alex est mort en mission. Ça ne te tentait pas de m’appeler pour me le dire? Moi, ta meilleure amie qui passe toujours en dernier dans ce genre de nouvelles?  J’en reviens pas, t’as vu ta tête? T’as vraiment besoin de moi…


Mais je ne réagis toujours pas. Au lieu de planter mes yeux sur Molly pour m’excuser (ce à quoi elle s’attendait de me part) je ne fis qu’observer le mur blanc de mon salon dans l’espoir qu’elle me laisse à mon sort. Or, j’aurais dû me douter que Molly ne lâcherait pas le morceau aussi facilement. Non, pas après tout ce que j’avais vécu. Lorsqu’elle vit que je l’ignorais, elle s’avança dans ma direction pour me flanquer une claque monumentale sur la joue droite. Ma tête suivit le mouvement, ricochant contre mon épaule gauche avant que quelque chose se déclenche en moi. Je me levai d’un bond, les yeux écarquillés et regardai ma meilleure amie qui avait toujours les bras croisés devant moi.

- Mais qu’est-ce qu’il t’a pris ?


Molly ne réagit pas, enfin pas sur le moment. Je me dirigeai vers le lavabo pour faire couler de l’eau froide sur une serviette avant de me la coller sur ma joue enflammée. Du moment qu’elle vit que je n’étais plus qu’un simple squelette, elle sourit à pleines dents avant de me dire qu’elle m’avait enfin retrouvée. Ce soir-là, elle me prépara un énorme souper qu’elle me força à manger jusqu’à la dernière bouchée malgré mon manque d’appétit, elle me força à prendre un bain et par la suite vint le moment fatidique. Nous brûlâmes dans ma cour tous les vêtements de mon défunt mari, nous brûlâmes tout ce qui pouvait me faire penser à lui. À chaque fois qu’un objet lui appartenant partait dans les flammes, je me sentais délivrée. Je ne mentirai pas en disant que les premiers morceaux de linge me firent versées de chaudes larmes, mais vint un moment où je trouvai l’exercice délivrant. Nous ne dormîmes pas beaucoup cette nuit-là, parlant de tout et de rien avant de s’endormir à la lueur du matin dans mon lit moins grand à présent pour une seule personne. Alors que Maya était sur le point le partir le lendemain après-midi, je lui demandai quelque chose que je n’aurais jamais cru possible de ma part. Je lui demandai de vivre avec moi jusqu’à mon retour au service militaire. Elle accepta, et passa les prochains mois en ma compagnie jusqu’à ce que je me sentis enfin prête à retourner à mon poste. Enfin, après avoir demandé ma mutation de division afin d’éviter tout contact avec Seth. Malgré les mois qui avaient passés et ma volonté, je n’étais plus en mesure de le regarder de la même façon et je me devais de couper mes liens avec lui. C’est donc ainsi que se passa les deux prochaines années de ma vie. Je fus un commandant de peloton exemplaire, assidue à sa tâche et beaucoup trop téméraire dans la darkzone.


Les jeux
Mort, mort, mort, comment puis-je t’oublier ?
Tout se passa dans une certaine harmonie jusqu’à l’annonce des jeux de 2087. Cette année furent des jeux spéciaux, seulement disponibles pour les hauts-commandants de la milice afin d’élire des nouveaux dirigeants pour la Milice et les Cavaliers de l’Apocalypse. Les précédents dirigeants avaient désisté pour prendre leur retraite, laissant donc deux postes vacants à la tête de l’armée. N’ayant rien à perdre, je m’inscris sans attendre afin de me divertir pendant quelques semaines. Je n’avais pas vraiment une réelle intention de gagner les jeux, mais j’aurais dû me douter que j’avais plus de chances que je le croyais de l’emporter. Après tout, j’avais fait partie d’un trio d’élites pendant des années et cette expérience ne s’oublie pas malgré mes efforts pour ce soit le cas. Alors, la journée du début des jeux, je me plaçai dans la rangée d’hommes et de femmes qui deviendront mes adversaires une fois dans la darkzone. Le but des jeux était simple malgré la difficulté des jeux de cette année : trouver et résoudre les différentes énigmes placées dans la darkzone et revenir avec les réponses avant les autres adversaires. Les deux premiers vainqueurs se voient attribués un rôle spécial dans la milice à chaque année. Étant donné que les jeux de 2087 ont pour bu d’élire les prochains dirigeants, ces jeux ont pour prix une place comme Commandant de la Milice et Commandant des Cavaliers. Nous traversâmes les souterrains en silence, chacun pris dans ses pensées tant qu’à la tâche qui s’en suit. Nous n’avons qu’un seul indice pour les trois prochaines semaines à venir : trouver les 10 énigmes en dedans de la darkzone sans dépasser les délimitations rouges au sol. En dehors de cela, nous sommes laissés à nous-même. Pour cette raison, nous ne portons pas nos uniformes de combat afin de passer inaperçus parmi les insurgés. Je n’ai pris avec moi qu’une simple dague car je serai usée de mon don si cela s’avère nécessaire. Une fois dans la darkzone, nous nous dispersâmes rapidement dans des directions différentes en quête d’indices ou même d’un abri pour la nuit. Pour ma part, considérant la nuit déjà bien avancé, je préférai me construire un abri dans le couvert des arbres et commencer ma recherche au petit matin après quelques heures de sommeil. Alors que je sombrais dans un sommeil léger, des bruits de branches cassées me tirèrent de mon sommeil et je m’emparai de ma dague avant de sortir de mon abri en silence. Je tombai nez à nez avec Seth, grimaçant en me retournant sans lui adresser la parole. Je retournai me coucher dans mon abri, tentant d’ignorer le fait qu’il venait d’entrer à son tour pour s’asseoir en indien à mes côtés. Je ne tournai de l’autre côté pour ignorer sa présence.

- Si tu veux gagner ses jeux, nous devrions faire équipe Abi.

Je tente d’ignorer ses paroles même si je sais qu’il dit la vérité. Nous avons toujours été une bonne équipe, et ce n’est pas du jour au lendemain que cela va changer. Malgré tout, je ne pouvais me résoudre à faire équipe avec le responsable de la mort de mon mari.

- On n’aura pas besoin de se parler après les jeux…Essaye juste de me supporter, et nous pourrons revenir avant le délai de 3 semaines. Si nous faisons équipe, nous allons remporter ses jeux en moins de 2 semaines j’en suis convaincu.

Je me retournai vers lui en soupirant. Je n’avais aucune envie de me débattre sur le sujet.

- Tu sais vraiment être insistant quand tu veux. C’est d’accord, mais tu couches dehors.

Et je me retourne une fois de plus vers le mur de mon abri en fermant les yeux fermement pour tenter de dissiper sa présence. Après quelques minutes, il finit par sortir et je m’endors d’un sommeil agité pour quelques heures.

(Les jeux seront couverts durant un RP) Seth avait dit en moins de deux semaines, mais la vérité est que nous finirent les jeux en une semaine et demie. Nous revînmes à la Citadelle sous le regard ébahie des citoyens, couverts de sang (je ne dirai pas comment c’est arriver) et déposâmes les réponses sur la table du Conseil. Après une vérification approfondie, nous furent élu communément dirigeant de la Milice et dirigeant des Cavaliers. À l’arrivée des autres participants, je parcouru les rangs à la recherche de deux figures que j’avais observé durant les jeux. Je choisi un homme du nom de Castiel ainsi qu’une femme se nommant Maxim afin de faire d’eux mon sous-commandant et mon bras-droit. En prenant la tête des cavaliers, j’avais demandé à ce que l’ancienne équipe soit dissoute afin que je puisse former ma propre équipe. Commençant avec mes deux premiers membres, je passai la dernière année à la recherche de mes membres sans trouver satisfaction. Il me reste 9 places à combler, en feras-tu partie ?


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Dernière édition par Abigail Miller le Ven 17 Juin - 11:34, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Lun 13 Juin - 2:15


POUR FINIR
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NOM DU DOUBLE COMPTE = pffff

MOT DU RÈGLEMENT =
AVATAR =
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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Mer 15 Juin - 23:57

Heros Fouet
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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Jeu 16 Juin - 0:51

C'est moi qui a le fouette?

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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Jeu 16 Juin - 11:46

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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Jeu 16 Juin - 11:49


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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   Ven 17 Juin - 11:58


Le karma s'en chargera...



Bienvenue parmi nous, jeune torontois. Ton parcours a été long et ardu, mais tu as enfin la possibilité de vagabonder dans les grandes rues de Toronto à ta guise (pas tout à fait du moins ). Avant tout, KARMA tient à te rappeler quelques petites choses.

  • Il est important que tu ailles faire ta fiche de lien afin que les membres puissent développer des affinités avec ton personnage
  • N'oublie pas de respecter les règlements en tout temps
  • Tu as une semaine pour faire ton premier rp afin de confirmer ton inscription. Si si, nous en demandons beaucoup
  • Tu peux aller visiter la partie flood ou faire de la pub auprès de tes copains si l'envie te prends
  • Et surtout, amuses-toi bien parmi nous!



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MessageSujet: Re: Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.   

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Abigail Miller ♔ Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.
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