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 (OUVERT À TOUS) Les journées ordinaires d'un médecin de campagne

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Jessy Oliver

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MessageSujet: (OUVERT À TOUS) Les journées ordinaires d'un médecin de campagne   Mar 9 Aoû - 22:08

Les journées ordinaires d'un médecin de campagne
Journal de Jessy


Journal de Jessy, entrée 1

Tic tac, tic tac. Je crois que c'est le seul bruit que je peux entendre présentement tellement le silence s'est emparé de cet endroit. Bien que j'aime la solitude, il me parait qu'elle semble bien froide et étrange ce soir. Je crois que c'est pourquoi j'ai enfin décider de jeter quelques lignes d'encre dans ce vieux cahier que j'ai trouvé dans une maison non loin d'ici. Les pages sont un peu tachées par l'usure et la pluie mais il prend bien l'encre et c'est ce qui compte. Allez, qu'est-ce qui n'est pas vieux autour de nous ? Même mes instruments de chirurgie auraient dû être changés depuis belle lurette. Au lieu de cela, Karma se prend la tête pour des améliorations superficielles pour les gens favorisés de la SafeZone. Non mais, sérieux. On va se le dire : ses gens sont des emmerdeurs. En plus de naître avec des dons étranges (mais efficaces), ils ont un toit assuré au-dessus de leur tête. Un toit, de la nourriture, un emploi, une vie...Sans se soucier de la peur constante de contracter la bactérie qui nous transforme lentement en hommes sauvages. J'ai vu ce que la bactérie fait au cerveau, j'en ai disséqué quelques-uns afin de tenter de la comprendre. Elle gruge les parties qui te rendent humain...Bon, je banalise mais ce n'est pas l'important. Non, ce qui est important est le fait que je sais que nous sommes tous infectés à un certain pourcentage. Enfin, les gens de la Darkzone. Alors qu'est-ce que j'attends de manger des restants de déchets et de courir après mes anciens compatriotes comme si j'avais la rage ? Rien, sauf quelques pourcentages qui me différencie d'eux...

Je me demande si quelqu'un trouvera ce journal dans mon tiroir un de ses jours, et si cette personne se demandera comment je fais pour avoir le temps de m’asseoir et de jaser de ma vie ainsi. Comprenez, aujourd'hui a été la journée la plus tranquille depuis ma prise en charge de ce poste.

Je suis assis en tailleur dans le hall d’entrée de l’hôpital de fortune, la tête appuyée contre le mur froid de brique en cette nuit trop tranquille pour mon esprit vif, ce fameux crayon à la main pour tenter de me distraire. Me voilà, à tourner en ronds alors que je n’ai reçu aucun patient depuis ce matin. Dans un certain sens, je devrais m’en réjouir car cela veut aussi dire que notre région peut vivre quelques jours en paix sans que quelqu’un passe près de mourir sur ma table d’opération. Or, ce n’est qu’un énorme sentiment de vide qui s’est emparé de moi pendant que les lourdes aiguilles de ma montre avançaient. Étant donné ma nouvelle position, j’ai réussi à obtenir une montre acceptable en échange de quelques réserves de médicaments. Dans la Darkzone, tous les moyens sont bons pour arriver à nos fins. Et puis, je reçois chaque fois une cargaison plus ou moins raisonnable de matériaux médical en provenance de la Safezone. Si je n’ai pas utilisé mes provisions à leur prochain voyage, ils ne me donnent que ce qui est nécessaire. Pour cette raison, j’ai pris l’habitude de liquider mon inventaire quelques jours avant leur arrivée. Bref, voilà donc pourquoi je suis là.

J’ai tenté d’aller me coucher un peu plus tôt pour me permettre de me reposer quelques heures de plus que d’habitude. Erreur, je suppose. Quelques heures plus tard, je me retrouve les yeux grands ouverts devant le plafond de ma chambre aux petites heures du matin. Je fis donc le tour de mon immeuble plusieurs fois, fit quelques traces dans la poussière, avant de venir m’asseoir dans le hall d’entrée en passant par ma chambre pour aller chercher ce fameux cahier vide depuis quelques mois. Je ferme les yeux, soupire lourdement, avant d’entendre la porte claquée.

Fin de l’entrée 1

Je sursaute en échappant mon crayon, mais qui peut bien venir me voir à 3h00 du matin ?


acidbrain



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Joachim Fermantier
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MessageSujet: Re: (OUVERT À TOUS) Les journées ordinaires d'un médecin de campagne   Ven 26 Aoû - 1:17

Une journée sans chance


Ouverture du dictaphone : Entrée 456 : Archive temporaire. . .
Activation : Une journée sans chance, sans but et sans clémence.

(Souffle court) (Quinte de toux). Comment j'ai pu en arriver là... Ceux-ci sont peut-être les derniers mots du sergent instructeur que je suis : Joachim Fermantier. Si je vous ai remis cette disquette temporaire, tentez de retrouver les loups du nord et de remettre cette disquette à Isla Leclerc. J'ai... mal, trop mal pour espérer survivre à ce que je viens de vivre.

(En français pour la suite) Je n'ai pas fait acte de vigilance, voilà ma première errance, dulcinée flagrance de mon cœur. De la souffrance et la méfiance, tu seras, avec la mort qui vient, ma délivrance. De mots doux, je ne peux pas que bercer les sentiments de la fin de mon existence sans te livrer les raisons de mon futur silence. Pénible rapport de mes derniers moments, je te donne entier cette vérité. Le matin était doux et clair dans ce lieu si pur que l'on appelle la Safezone. Je sais que tu ne pourrais mettre de mot sur la beauté de ce lieu et la sécurité que l'on y ressent. Pourtant, c'est de ton inexistence en cette terre que j'ai pris la plus petite raison de sortir.

Ayant des contacts chez les miliciens, j'ai trouvé une manière d'être affecté aux missions les plus futiles hors de la Safezone. À dire vrai, il ne me vient aucun souvenir de la raison puérile ayant taché le papier fortuné de ma sortie précipité. Aussitôt avoir sortir de la safezone, je pris congé des miliciens pour ma ''mission'' dans ces terres. La piste des loups n'est pas aisée, tu le sais bien mais, cherchant de cache en cache une information sur l'endroit privilégier de la présence de notre peuple, je trouvai une piste étrange, menant dans des lieux inconnus. Ta note, quoi que désormais je sais que tu ne l'as jamais écrite, me mena dans un quartier de banlieue qui devait être irréprochable à l'époque du Canada. La désolation, terni par le temps, il n'y avait pas d'autres mots pour décrire ce lieu d'épouvante.

La poursuite de ta piste me fit oublier le temps qui, lui, n'oublia pas d'assombrir les cieux de la disparition de l’astre solaire. La nuit, drap mortuaire et sinistre des existences brisée, j'arrivai enfin à proximité de l'adresse du rendez-vous. 666 sur la 13e avenue, comme quoi le hasard fait bien les choses. M'approchant (léger cri de Joachim) Désolé... (Léger silence) J'ai de la difficulté à ne pas divaguer. Donc, m'approchant du lieu, furtivement, je remarquai une tache blanche dans l'arrière cours. Ne laissant pas la cadence de mes pas alerter la chose, je compris ce que je voyais. Un homme, chauve et colosse, entouré de faire valoir porteur d'arme échangeait une caisse contre une autre. La tache blanche n'était que le maquillage macabre de suie sur le visage du grand chauve qui, ayant gribouiller son crane telle une tête de mort, imposait l’effroi et la crainte.

Oui, un peu tard, je compris le fait accompli que nous partagions, sans le savoir, une cache naturelle avec des dangereux criminels. Absorbé par la vision d’horreur, j’observai le monstre aspirer le petit contenu du sachet de plastique que le deuxième homme, que je voyais que de dos, lui proposait. Satisfait, le géant sorti une arme d’avant-guerre, automatique d’une caisse et la présenta au petit teigneux. Sans pouvoir savoir ce qui m’arrivait, une main m’agrippa par le dos…

Évidemment, je hurlai… Un infecté m’avait vue et m’avait chargé sans que je ne puisse l’entendre. Fracassant le crane de l’infecté avec force, je vous laisse deviner la suite. N’ayant aucune chance face à 9 gaillards armées jusqu’aux dents, j’ai fuis, prenant pour emporter de l’acier dans le bras, dans la jambe ainsi que dans le torse. Totalement blesser, je me suis fait des pansements de glace avec mon don dans l’espoir d’arriver à l’hôpital de campagne proche… Merde, voilà 2 heures que je marche. Les contrebandiers ont abandonné leur proie, moi, depuis un moment, et voilà que je le vois.
Fin de l’entrée.

Ayant fermé le dictaphone, j’ouvre la porte de l’hôpital, la laissant claquer avec fracas et… silence, je m’évanouis sur le sol.
(c) AMIANTE
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Jessy Oliver

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MessageSujet: Re: (OUVERT À TOUS) Les journées ordinaires d'un médecin de campagne   Ven 26 Aoû - 17:28

Une nuit d'eau et de sang

Qui peut bien venir me voir à 3h00 du matin ? Oui, c’est bien la question que je me pose lorsqu’un inconnu taché de sang ouvre la porte du hall d’entrée. Il faut dire que, parfois, j’oublie que je vis au sein même de l’hôpital de campagne, il est donc fort probable qu’un homme émerge dans mon hall d’entrée couvert de sang. Mais voilà, j’aimerais bien passer une nuit sans devoir me tâcher les mains. Au début, je ne réagis pas. Me levant doucement, j’ouvre la bouche pour lui demander ce qu’il a fait pour se retrouver ainsi mais, sans dire un mot, celui-ci s’écroule sur le plancher du hall. Sans réfléchir, je me précipite à sa rencontre afin d’éviter qu’il ne se cogne la tête sur le sol mais j’arrive trop tard. Son crâne émet un bruit sourd en rencontrant le sol et je grimace en me penchant vers lui. Rapidement, j’examine son corps pour me rendre compte qu’il est couvert de lésions, en particulier au niveau de son dos. Ses lésions sont couvertes de glace, ce qui me fait reculer en jurant. Cet homme est un citoyen. Milles questions me traversent l’esprit : devrais-je l’aider ? Devrais-je le laisser mourir et ainsi débarrasser ce monde d’un de ses immondes citoyens ? Je plisse le nez, me sentant obligé par mon devoir de médecin à lui porter secours malgré sa condition d’homme fortuné. Sans me faire prier, j’empoigne les épaules baraquées de l’homme afin de le trainer dans la salle principale de l’hôpital. Passant devant l’escalier menant à l’étage, je crie à mes infirmières de descendre immédiatement. Tandis que je dispose l’homme sur un lit bas (devant me reprendre à quelques reprises étant donné son poids), Rachelle arrive en courant toujours habillée de son pyjama. En me voyant ainsi indisposé, elle tente de me donner un coup de main afin de placer le corps de l’homme sur une civière au lieu du lit improvisé.

- Qu’est-ce qui...

- Je n’en sais rien, il s’est évanoui dans le hall. D’après les marques dans son dos je soupçonne qu’un infecté l’a pris par surprise. Nous devons désinfecter la plaie et drainer le sang, va me chercher le matériel…

Rachelle s’exécute sans ajouter un mot et je me retourne vers mon nouveau patient. Je m’empare d’une paire de ciseaux sur un cabaret médical afin de déchirer son chandail, ce qui me permet d’avoir une idée de l’étendue des dégâts. À la vue de son torse, je grimace; plusieurs trous de balles au niveau de son abdomen ainsi qu'une énorme morsure au niveau de son épaule. La glace, commençant à fondre, se mélange avec le sang pour créer une étendue rosée sur les draps de la civière. Je soupçonne qu’il doit avoir perdu quelques litres de sang.

- Amène un soluté, il a perdu beaucoup de sang.

Ici, dans la Darkzone, nous n’avons pas accès aux transfusions sanguines. Pour cette raison, je dois tenter de compenser sa perte de sang en augmentant son volume sanguin. Une fois l’hémorragie arrêtée, je pourrai démarrer un soluté afin d’augmenter son volume sanguin. Malheureusement, j’avais perdu quelques patients en raison de notre manque de ressources. J’espère simplement que la glace fut assez effective pour empêcher une perte de sang trop importante. Je sens le plateau de métal s’activer à mes côtés ; Rachelle y a déposé mes instruments ainsi que mon aiguille à points de suture. Avant même que j’aie débuter la désinfection de la plaie, le patient commence à se tortiller sur la civière en marmonnant. Je regarde Rachelle, insistant.

- Où est Alicia ? S’il se réveille je vais avoir besoin de vous deux pour l’empêcher de bouger…

Elle émet un petit hochement de tête avant de partir à la course à la recherche de ma deuxième infirmière. Pendant ce temps, je prépare mon champ stérile et mes instruments et débute par nettoyer le contour d’une des plaies. À mon contact, l’homme sursaute et marmonne un peu plus fort. Il pose ses mains sur mon bras afin de m’empêcher de toucher à son ventre. Mécontent, je grogne en me permettant d’utiliser une voie autoritaire.

- Si tu ne veux pas mourir, tu vas devoir me laisser faire. Endurcis-toi parce qu’on ne fait que débuter…

À cet instant, Alicia émerge dans la salle suivit de Rachelle. Sans que j’aie besoin de leur dire, chacune s’active : Rachelle immobilise les bras du patient et Alicia s’empare de ses jambes. Une fois certain qu’il ne bougera plus, je débute ma désinfection sous les grognements plaintifs de l’homme en question.
(c) AMIANTE

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