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 Le premier jour du reste de ma vie [Maxim]

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Kenzie Green

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MessageSujet: Le premier jour du reste de ma vie [Maxim]   Jeu 28 Juil - 17:48

     

Kenzie & Maxim

Le premier jour du reste de ma vie
U
n bruit de porte qui claque, je ferme à double tour la serrure de mon appartement. Après tout, les rez-de-chaussés ne sont pas vraiment sécurisés et je ne souhaite plus retrouver d'inconnus sur mon canapé. Le temps que je prenne soin de bien fermer la porte, l'odeur habituelle de citronnelle avait envahi mes narines et me donnait mal au cœur. Bien que cela fasse quelques années que je vivais dans ce taudis, ce parfum qui émanait de l'appartement de mes voisins, m'incommodait toujours. Un étourdissement, mes yeux se ferment, ma tête tourne telle un manège. Je respire profondément, agacée des désagréments de la vie d'en bas. Le squat qui me servait d'appartement jouait principalement le rôle de lieu « administratif », d'adresse fixe. Quant à moi, j'étais la vagabonde, la fille errante, sans repères ni attaches.

Un sac en bandoulière délavé de couleur kaki et j'emportais le nécessaire pour vivre à l'autre bout du monde. Je n'étais pas quelqu'un d'exigeant, même s'il fallait l'avouer, j'aimais prendre grand soin de mon apparence. Un look toujours très soigné bien qu'assez spécifique, un maquillage qui savait si bien souligner mes grands yeux et des pairs de bottes à n'en plus finir. Voilà ce qui envahissait mon deux pièces. Même si je ne passais jamais inaperçue et que je voyais les regards étonnés des passants, je savais pertinemment que j'arborais ces tenues avec élégance et que je les portais à merveille. Puis, pour être totalement honnête, l'avis des autres m'importait peu. Je déambulais dans les rues, des questions plein la tête. J'ignorais les mères qui tentaient tant bien que mal de cacher leurs enfants de moi. Il semblait que j'attirais la crainte, et je me délectais de ce pouvoir. Mon don additionné à cet aspect gothique me donnait un air invincible et agrémentait l'assurance que j'essayais d'affirmer aux yeux de tous. Cette assurance qui au fond m'échappait, d'autant plus que les années sans réponses s'écoulaient.

Le bruit du portillon type saloon tout droit sorti d'un western, et mon visage s'illuminait à nouveau. J'étais chez moi. Un salut de la main aux habitués, quelques mots au vieux patron qui me serrait un peu trop fort dans ses bras et je filais droit à la réserve. Un pack de bières, une bouteille de whisky, et ma soirée ne faisait que commencer. Je disais merci à celui que l'on pourrait surnommer mon troisième père et m'évadais par la porte de secours. Je regardais tout autour de moi, l'air un peu perdue, et puis je levais les yeux au ciel. La tour, la tour du CN. Chaque minute qui s'écoulait me rapprochait de l'ultime instant. Celui de la vengeance. En effet, ce soir était une sorte de renouveau, non pas grâce à de bonnes résolutions mais plutôt parce que j'allais enfin entrer dans la milice, et ce dès demain. A cette idée, l'angoisse que j'éprouvais depuis que j'avais décidé de prendre l'air, commençait à se mêler à une excitation presque malsaine. Je secouais la tête comme pour m'éclaircir les idées, et me frottais le visage avant de me diriger vers cette tour. Non, je ne comptais pas m'y rendre dès maintenant, mais je vadrouillais, et le lieu dans lequel je voulais me rendre se situait aussi dans le Downtown, non loin de la tour.

Quelques kilomètres parcourus, peut-être moins, mes jambes étaient presque infatigables. J'arrivais devant l'amphithéâtre. Telle une habituée de cet endroit, je savais qu'un mardi soir, je n'avais que peu de chance de rencontrer du monde, et en cette soirée étoilée, la solitude était presque devenue nécessaire. J'étais un bon soldat, bien que trop bavarde, la rigolote du groupe qui ne manquait pas d'énerver les supérieurs. Seulement, demain tout serait différent, comment fallait-il réagir ? Je soufflais un bon coup avant de m'installer dans le Molson. Assise dans un coin à dépeindre ce ciel noir, je buvais sans cesse et sans me rendre compte. Une fois, le pack de bières terminé j'entamais la bouteille. Après un bon nombre de gorgées mes pensées s'assombrirent et devinrent de plus en plus floues. J'angoissais, j'angoissais à l'idée d'être démasquée. Alors je bus encore quelques gorgées. Finalement, des larmes se mirent à couler le long de mes joues. Je les essuyais vaguement avant de projeter une bière qui se brisa en mille morceaux. Avec la force dont j'étais dotée, quelques briques se cassèrent elles aussi. Je levais les bras au ciel comme si je venais de tirer pile au centre de la cible. Il fallait dire que j'étais aussi très douée avec un arc ou une arbalète en main, bien que ce soit moins pratique à transporter que l'athamé que je cachais toujours dans ma botte droite.

Je m'étalais au sol, bouteille à la main et m'attelais à chanter une chanson pour le moins peu orthodoxe. L'alcool faisait bel et bien son effet, et voilà que je prononçais les paroles suivantes :

« En rentrant de la chasse
A la chasse au perdrix
J'ai trouvé une femme
Une femme [...] »


En chantant à tue-tête, je n'avais pas remarqué qu'une personne m'espionnait. M'avait-elle suivie depuis mon appartement ? Le bar ? Ou avait-elle tout simplement entendu les éclats de verres, les paroles d'une chanson malsaine, les pleurs d'une jeune fille en détresse ? Peu importe. La solitude dans laquelle j'avais souhaité me plonger en ce mardi soir, allait bientôt se terminer...

GleekOut!

_________________
Kenzie Green

If you hurt my best friend again, one day, in the future, anthropologists will find
your skeleton in an unmarked grave with a massive, massive, life ending
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Maxim Rose
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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [Maxim]   Mer 7 Sep - 14:56


Le premier jour du reste de sa vie.

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Kenzie & Maxim

Je suis couchée dans mon lit et j’essaie de dormir. C’est mon premier jour de congé depuis longtemps et le sommeil ne vient pas à moi. Pourquoi, dites-moi, est-ce lorsqu’on n’est le plus fatiguée qu’on n’est pas foutu de dormir ? Je grogne avant de changer de position. Peut-être vais-je être plus confortable, même si, pour être bien honnête j’en doute vraiment.  

Après résignation, je finis par lever mon popotin de mon lit et d’aller prendre une petite marche dans les rues de la Safezone. L’air de dehors me détendra surement. Je mets un vieux jeans troués et un chandail qui date encore plus que le pantalon avant de verrouiller mon appartement et partir pour mon escapade nocturne.  Pour une fois que je peux m’habiller en civil selon ce que j’aime porter et non selon un contexte bien définit, je vais en profiter.  Surtout que généralement, le contexte bien définit m’oblige souvent à porter une robe et des talons. Laissez-moi vous dire que malgré l’habitude, ce genre de chose ce n’est pas spécialement pas tasse de thé. Je n’aime pas cela, mais bon, travail oblige, on apprend vite lorsque le choix n’est pas présent.

Les rues de la ville sont majoritairement désertes à cette heure.  Je crois quelques passants ou quelques fêtards un peu saouls. En théorie, l’alcool est interdit dans la Safezone, mais KARMA n’est pas stupide, les gens ont besoin d’interdits  dans leur vie  et ce depuis toujours, alors elle laisse croire aux citoyens qu’ils font quelques chose d’illégal.  Le trafic d’alcool est totalement contrôler par l’un des conseillers dans le plus grand secret. Pourquoi suis-je au courant me direz-vous ? Eh bien, lire dans les pensées comporte son lot d’avantage. Par ailleurs, ils y a quelques bar d’ouvert dans la ville, des établissements que tout le monde connait, mais dont personne ne parle vraiment. Même les employés ne savent pas qu’ils travaillent pour le compte de KARMA, seulement le propriétaire qui lui doit quelques redevances monétaire à la ville afin de la faire avancer. Mais cet aspect est commun à tous les commerces ou commerçants de la ville.  Certaine personne un peu plus haute gradée dans la société n’arrive à se procurer de l’alcool en grosse quantité, mais encore là, KARMA le sait.  De toute façon, tant et aussi longtemps que les gens vont y croire, c’est suffisant.

Je continue de marché et un petit vent froid me fouette le visage. J’aurais dû mettre une veste, mais en même temps, la sensation sur ma peau n’est pas désagréable.  J’aime sentir les bourrasques sur ma peau.  L’air qui balaye mes cheveux au gré de ses caprices.  La nature est puissante et elle n’a aucun maître. Elle est libre. Et au final, elle reprendra toujours son dû.  Ce qu’elle a par ailleurs déjà  sur une bonne partie de la planète. Après l’arrivée de la météorite  des millions de gens sont morts et toutes les constructions humaines de plusieurs régions du monde ont été mises en miette.  Et puis,  de la façon la plus naturel du monde la végétation à reprit ce qui originellement lui appartenait.

Je m’apprête à rentrer  chez moi lorsque ma poche ce met à vibrer. Je sais parfaitement ce que cela veut dire : KARMA me convoque. À cette heure c’est un peu surprenant, habituellement elle le fait le matin. Mais bon, au final cela n’a pas d’importance. Maintenant ou demain, je vais m’y rendre quand même de toute façon.

Je bifurque à la prochaine intersection pour me diriger d’un pas soutenue vers la citadelle. Je ne vis pas tellement loin de là et en une trentaine de minute je devrais y arriver.  Moi qui voulais trouver le sommeil, c’est raté, en diable la journée de congé. Maxim Rose n’a pas de journée de congé.  Le pire, c’est que ce n’est pas faux. Je veux dire, je travaille pour la milice, je travaille pour KARMA de façon plus secrète, alors je suis presque toujours en mission. Jamais au repos. Mon cerveau cogite continuellement sur la suite des événements. Après je dois me demander pourquoi j’ai de la difficulté à dormir, c’est ridicule.

Après un certain temps, la tour qui était visible depuis l’autre bout de la ville, est maintenant devant moi. Je m’approche de la porte et approche mon pouce du lecteur d’empreinte. Il n’y a que les gens autorisés qui peuvent y entrer, sinon, ce doit être KARMA qui déverrouille la porte. Quoique encore, même avec les lecteurs, elle surveille quand même toutes les entrées et sorties qui se font de la citadelle.  J’imagine que cela fait partie des avantages à être une IA  qui peut avoir des yeux partout à la fois et qui n’a pas besoin de dormir comme un humain.

J’entre dans la tour et me dirige vers l’un des petites salles de conférences. Chacune des salles est  bien isoler afin que personne ne puisse entre les paroles qui se disent entre les murs de la pièce.  C’est une question de discrétion. Et puis, l’idée c’est d’éviter que les murs aient des oreilles.

J’entre puis écoute attentivement ce que l’IA à a me communiqué. J’ai une mission de surveillance sur une jeune femme de 25 ans qui s’apprête à entrer officiellement dans la milice privée.  Elle a été recueillie gamine dans la Darkzone, ses parents sont des traitres dangereux  qui se sont enfuie avec les rebelles après avoir commis un crime grave dans la Safezone.  Les cavaliers les ont retrouvés quelques années plus tard et ils se sont fait tuer. Alors ils ont ramenés la petite fille dans la ville.

Jusque-là, il n’y aurait aucune raison de la surveiller, mais le problème c’est qu’elle montre des signes de rébellions et KARMA préfère que j’aille vérifier l’information directement à la source et si, dans le besoin, la mort s’avère être plus sûr pour le reste de la société, eh bien j’ai le feu vert pour m’en débarrasser proprement.

Elle me montre une photo de la jeune femme en question et je la reconnais immédiatement. Elle traine souvent dans le bar d’Earl, un vieil ami de mon père.
Je repars pour me diriger cette fois-ci  vers les quartiers un peu plus pauvres de la ville. Ils n’avaient pas encore été rénovés dans leur totalité.

Arriver au Bar en question, je pousse les portes style saloon de l’endroit puis me dirige directement vers le bar. Earl y est et dès qu’il m’aperçoit un grand sourire fend son visage. Et je ne peux m’empêcher de lui renvoyer son sourire.  Il vient à ma rencontre puis me prend dans ses bras. Je l’aime bien. Gamine, il me faisait rire et c’était l’un des meilleurs amis à mon père. Des quelques années plus jeunes. Il  avait fait l’armée vers un peu avant l’arrivée de la météorite.  Par ailleurs, il savait. Pas complètement, mais il savait pour moi, pour mon travail. Il est ce genre d’homme perspicace à qui il est difficile de caché quelque chose et puis, tant et aussi longtemps qu.il garde le secret, rien ne peut lui arriver. Et s’il faut, je m’en occuperai personnellement.  

Il finit par relâcher son étreinte puis s’éloigne de moi, souriant. « Alors Max, qu’est-ce que tu viens faire ici ? » Je lui souris à mon tour. « En fait je chercher quelque chose, et je crois que tu pourras peut-être m’aider. » Je lui envoie l’image de la jeune Kenzie Green dans sa tête. Dès qu’il la voit, son air se décompose et je vois que l’inquiétude le gagne.  Je vois dans son esprit l’image qu’il se fait. Il a peur que je la tue. Et vu l’amour qu’il lui porte, ça lui fait mal. Il l’a prend pour sa file. Je pose ma main sur son épaule et essai de le rassurer. « C’est seulement préventif. Et tu sais que je ne fais pas ça sans que ce soit nécessaire. » Il hoche la tête, résigné, de toute façon, il sait pertinemment que même si lui ne me le dit pas, quelqu’un d’autre le fera.

Il me montre le vieil amphithéâtre.  Je le prends dans mes bras avant de lui souffler à l’oreille. « Ne t’inquiète pas, tu la reverras. »  Je m’éloigne de nouveau de lui et m’apprête à quitter, mais une idée me vient en tête. « Je te prendrais une bouteille d’un truc fort. » Il me fait signe d’attendre une minute et revient rapidement une bouteille a la main. Je le remercie puis lui dit une nouvelle fois de ne pas s’inquiété avant de partir.  

Je sais qu’il s’en fait pour elle et qu’il a peur de ce que je pourrais lui faire, mais je ne tue pas les gens comme ça. D’abord je vérifie qu’il y a un réel danger.

Je me dirige vers l’ancien amphithéâtre. Je dévisse le goulot et prend un gorger. J’ai besoin d’avoir au minimum une haleine d’alcool. Et puis, je prend bien l'alcool, je devrais pouvoir tenir.

Quelques rasades plus tard, je suis arrivée à ma destination. J’entends des sons me parvenir de l’intérieur. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une vieille chanson salace.

« En rentrant de la chasse
A la chasse au perdrix
J'ai trouvé une femme
Une femme [...] »


Je m’approche d’avantage et regarde à l’intérieur. Elle ne me voit pas immédiatement et continue de chanter à tue-tête. Je l’observe un moment. Elle est saoule et ça se voit. Ses idées sont embrouillés, mais pas indéchiffrable. Je m’approche d’avantage pour qu’elle m’entende  et pour qu’ainsi je puisse commencer ma mission.   Je m’installe à ses côtés, prend une autre gorgé de ma bouteille puis lui tend pour lui en proposer un peu. « Belle prestation. » Je ne sais pas encore comment les choses vont se passer, mais bon, on verra bien.


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